Aide à l'éducation: Daphné Minet - Gestion des problème périnataux, détresse parentale...
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D'un bout à l'autre de l'enfance: les ados
D'un bout à l'autre de l'enfance: les bébés
Que savent nos enfants de la mort ? Qu’en comprennent-ils ?
Notre société occidentale face à la mort
La mort, la perte pour nos enfants

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D'un bout à l'autre de l'enfance: les ados

En passe de sortir de l’enfance, l’ado pourrait nous sembler plus mûr que le tout-petit pour faire face au décès d’un proche. Bien sur il comprend plus précisément ce qui se passe, maîtrise mieux les mots et les concepts. Et il sera donc plus facile d'avoir une véritable conversation avec lui.
 
Mais il faut prendre en compte l’énorme remaniement psychique qu’il vit et qui risque de lui compliquer la tâche.
Dans cette période, l’ado piétine avec fureur ses anciennes idoles.

D'un bout à l'autre de l'enfance: les bébés

En fonction de l’âge de l’enfant, sa compréhension d’un décès sera spécifique et plus ou moins morcelée. Mais il ne faut surtout pas croire qu’un bébé est totalement épargné par la mort d’un proche.
S’il perd sa maman, le nouveau-né éprouvera le manque, l’absence, sentira que la personne qui s’occupe désormais de lui n’a pas les mêmes gestes, pas la même odeur ni la même voix que sa mère : tout sa sécurité intérieure était fondée sur cette présence, il est donc impossible qu’il ne soit pas profondément affecté par sa disparition, même s’il n’en est pas conscient, même s’il ne sait pas encore dire maman.

Que savent nos enfants de la mort ? Qu’en comprennent-ils ?

Dans ce domaine, nous vivons encore sur des croyances assez anciennes, héritées notamment de Piaget. Selon lui, avant l’âge de raison, soit vers 7-8 ans, un enfant serait incapable d’avoir une représentation cohérente de la mort, notamment d’appréhender la notion d’irréversibilité qu’elle suppose.
Pour cela il devra comprendre le temps, la durée, la permanence… Notions qui commencent à apparaître vers 8-9 ans.
Mais d’ailleurs, nous, les adultes, avons-nous tout assimilé de la mort ?

Notre société occidentale face à la mort

Plus généralement, notre monde occidental moderne semble rencontrer d’énormes difficultés à coexister pacifiquement avec l’idée de la disparition et de la mort.
Il suffit pour cela de voir sa lutte effrénée contre le vieillissement, sa quête incessante de la jeunesse éternelle …
 
Nous nous réfugions dans le déni, dans l’hypocrisie, en éloignant soigneusement les cadavres de nos maisons, les dissimulant à nous-mêmes et à nos enfants, préférant les abandonner à l’univers aseptisé et lointain des morgues et des funérariums.

La mort, la perte pour nos enfants

Dans notre société moderne, les notions de séparation et de perte ne sont pas reines, loin de là…Pour s’en convaincre, il suffit de constater l’angoisse existant dans de nombreuses familles à l’idée de confier un tout petit, ne serait-ce que quelques heures à une baby-sitter, pour une soirée entre adultes. Ou bien l’hystérie qui règne souvent dans les foyers autour du fameux doudou dont la vocation essentielle est de rassurer le bébé, de l’apaiser quand ses parents sont absents.

« La discipline pour nos enfants : tout un défi ! »

Conférence – débat
 
 
« La discipline pour nos enfants : tout un défi ! »
 
 
Mardi 25 janvier à 20h00
 
 
Quelle est l’importance de la discipline pour mon enfant ? A quel âge commence-t-on cette discipline ? Comment faire respecter la discipline ? Est-ce normal qu notre enfant s’oppose aux règles et de devoir toujours répéter ? Quand et comment intervenir devant un comportement inadéquat ?

A quoi doit-on encore prendre garde pour ne pas susciter la rivalité ?

 ð    ne pas tout le temps se mêler de leurs querelles. On n’est ainsi plus l’arbitre perpétuel pour qui les enfants rivalisent tant afin d’obtenir les faveurs !
 
 
ð    Eviter les comparaisonsqui alimentent tant la jalousie. Il est important de s’adresser à nos enfants sans les comparer aux autres membres de la fratrie. Exemples : les habits neufs toujours au grand, la place à table, des réflexions maladroites comme « 

Quelle intervention quand la dispute devient trop importante?

 Si les enfants n’arrivent pas à s’entendre et que vous éprouvez le besoin d’intervenir, il est important de respecter 4 étapes :
 
1.    Ecouter chacune de leurs versions( avec respect, sans interruption de l’autre)
 
2.    récapituler et mettre des mots sur les faits(bon alors, le problème c’est que vous voulez jouer tous les 2 avec le même playmobil)
 
3.    Leur dire qu’ils devront (eux-mêmes) trouver une solution (tout en les guidant) sans quoi, c’est vous qui déciderez et cela ne sera au profit d’aucun des 2

· Comment intervenir dans les disputes de nos enfants ?

 Vous l’avez compris, les disputes sont inhérentes à la vie de famille, nous ne pourrons pas les éviter… Il faut toutefois savoir quand et comment intervenir avant que cela ne dégénère eninsultes,humiliationouviolences physiques.
 
 
En règle générale, il est conseillé de laisser le soin aux enfants derégler eux-mêmes leurs conflits. Il ne s’agit pas non plus de tout laisser faire ! Mais il fautéviter d’intervenir systématiquement

En quoi les disputes de nos enfants sont elles bonnes pour eux?

Construction de l’identité de l’enfant 
 
Par les querelles, les enfants apprennent às’affirmeret à sedifférencier. Ils ont aussi l’occasion derepousser leurs limites individuelles. Lors des disputes, l’enfant passe par une phase intense de revendication de son choix et d’affirmation de soi. 
Dans ces phases, ils sont en train de trouver leur place dans la famille et de repérer ce qui les unit aux autres et ce qui les en distingue… C’est le« moi, je sais faire ça, pas toi » « Je cours plus vite que toi, je compte jusque 100 pas toi, je me lave les dents tout seul… 
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