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D'un bout à l'autre de l'enfance: les ados
D'un bout à l'autre de l'enfance: les bébés
Que savent nos enfants de la mort ? Qu’en comprennent-ils ?
Notre société occidentale face à la mort
La mort, la perte pour nos enfants

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D'un bout à l'autre de l'enfance: les ados

En passe de sortir de l’enfance, l’ado pourrait nous sembler plus mûr que le tout-petit pour faire face au décès d’un proche. Bien sur il comprend plus précisément ce qui se passe, maîtrise mieux les mots et les concepts. Et il sera donc plus facile d'avoir une véritable conversation avec lui.
 
Mais il faut prendre en compte l’énorme remaniement psychique qu’il vit et qui risque de lui compliquer la tâche.
Dans cette période, l’ado piétine avec fureur ses anciennes idoles.

D'un bout à l'autre de l'enfance: les bébés

En fonction de l’âge de l’enfant, sa compréhension d’un décès sera spécifique et plus ou moins morcelée. Mais il ne faut surtout pas croire qu’un bébé est totalement épargné par la mort d’un proche.
S’il perd sa maman, le nouveau-né éprouvera le manque, l’absence, sentira que la personne qui s’occupe désormais de lui n’a pas les mêmes gestes, pas la même odeur ni la même voix que sa mère : tout sa sécurité intérieure était fondée sur cette présence, il est donc impossible qu’il ne soit pas profondément affecté par sa disparition, même s’il n’en est pas conscient, même s’il ne sait pas encore dire maman.

Que savent nos enfants de la mort ? Qu’en comprennent-ils ?

Dans ce domaine, nous vivons encore sur des croyances assez anciennes, héritées notamment de Piaget. Selon lui, avant l’âge de raison, soit vers 7-8 ans, un enfant serait incapable d’avoir une représentation cohérente de la mort, notamment d’appréhender la notion d’irréversibilité qu’elle suppose.
Pour cela il devra comprendre le temps, la durée, la permanence… Notions qui commencent à apparaître vers 8-9 ans.
Mais d’ailleurs, nous, les adultes, avons-nous tout assimilé de la mort ?

Notre société occidentale face à la mort

Plus généralement, notre monde occidental moderne semble rencontrer d’énormes difficultés à coexister pacifiquement avec l’idée de la disparition et de la mort.
Il suffit pour cela de voir sa lutte effrénée contre le vieillissement, sa quête incessante de la jeunesse éternelle …
 
Nous nous réfugions dans le déni, dans l’hypocrisie, en éloignant soigneusement les cadavres de nos maisons, les dissimulant à nous-mêmes et à nos enfants, préférant les abandonner à l’univers aseptisé et lointain des morgues et des funérariums.

La mort, la perte pour nos enfants

Dans notre société moderne, les notions de séparation et de perte ne sont pas reines, loin de là…Pour s’en convaincre, il suffit de constater l’angoisse existant dans de nombreuses familles à l’idée de confier un tout petit, ne serait-ce que quelques heures à une baby-sitter, pour une soirée entre adultes. Ou bien l’hystérie qui règne souvent dans les foyers autour du fameux doudou dont la vocation essentielle est de rassurer le bébé, de l’apaiser quand ses parents sont absents.
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